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![]() Secrétariat à la jeunesse
Le Sommet sur l'économie et l'emploi trois ans aprèsDes gains majeurs pour le société québécoise qu'il n'aurait pas été possible de réaliser autrementQuébec, le 1er novembre 1999 - « Le Québec est aujourd'hui plus fort et solidaire parce qu'il y a trois ans, les grands acteurs socio-économiques ont, dans leur ensemble, accepté de prendre un temps d'arrêt, d'aller au-delà des intérêts corporatistes de chacun et de se mobiliser autour de grands objectifs : la lutte au déficit, la relance de l'emploi et la réforme de grands services publics. » Le premier ministre du Québec, M. Lucien Bouchard, a tenu à rappeler en ces termes un moment important de l'histoire récente du Québec, soit la tenue d'un grand Sommet sur l'économie et l'emploi qui s'est conclu le 1er novembre 1996, à Montréal : « Un sommet ne règle pas tout, bien sûr, mais l'expérience unique qu'a développée le Québec dans ce domaine nous enseigne que toutes ces épaules mises ensemble à la roue mènent à des gains majeurs pour la société, gains qu'il ne serait pas possible de réaliser autrement », a poursuivi M. Bouchard. La lutte au déficit Le plus bel exemple en est sans doute l'atteinte du déficit zéro un an plus tôt que prévu, avec une rigueur et un souci d'équité qui ont été soulignés par de nombreux observateurs étrangers. « Jamais le Québec n'aurait réalisé ce redressement spectaculaire de ses finances publiques sans la légitimité et la force qu'a conférées l'adhésion des grands partenaires lors du Sommet », a indiqué le premier ministre. La création du Fonds de lutte à la pauvreté est un autre legs du Sommet à mettre au compte de la présence autour d'une même table du gouvernement, du patronat, des grandes centrales syndicales et des milieux communautaires. Les partenaires n'ont pas voulu que la lutte au déficit se fasse au détriment des plus démunis de la société, et leur consensus a mené à la mise en place d'un fonds de 250 millions de dollars, sur trois ans, financé par les travailleurs, les entreprises et les institutions financières. Le Fonds de lutte à la pauvreté a permis la création de près de 20 000 postes ou places en formation, en insertion ou en emploi, autant de moyens qui ont permis à des milliers de personnes de cheminer vers la réintégration au marché du travail. À partir de cette expérience novatrice, fruit de la solidarité des Québécoises et des Québécois, le Comité aviseur du Fonds est présentement à formuler des recommandations pour les suites à donner. Créer des conditions favorables pour l'emploi Une des grandes réussites du Sommet de l'automne 1996 aura été de contribuer fortement à la mise en place de conditions plus favorables à la création d'emplois, qu'il s'agisse de la promotion du Québec à l'étranger, de l'allégement réglementaire, de la mise en valeur du potentiel de l'économie sociale, des modifications législatives, ou encore de la mise en place d'un plan d'accroissement des investissements. Parmi les retombées concrètes du Sommet sur l'économie et l'emploi, il y a lieu de rappeler l'enclenchement d'un effort sans précédent de promotion de l'image du Québec à l'étranger autour de grandes missions commerciales et aussi d'une stratégie de mise à jour et de développement d'outils de prospection des investissements étrangers, dont un ensemble d'indicateurs économiques unifiés donnant une image cohérente du Québec. En matière réglementaire, les actions visant la réduction de la réglementation gouvernementale ont été accentuées sur la base des décisions prises lors du Sommet, avec notamment la création d'un groupe-conseil en allégement réglementaire et l'adoption d'une politique en cette matière. Ces instruments ont permis la révision de nombreux systèmes juridiques et l'adoption de plusieurs dizaines de mesures concrètes d'allégement réglementaire et administratif. Par ailleurs, le nombre de nouveaux règlements adoptés par le gouvernement du Québec est passé d'un sommet de 237 en 1993 à aussi peu qu'une cinquantaine au cours des neuf premiers mois de l'année. Les travaux du groupe de travail présidé par M. Bernard Lemaire se poursuivent. Un bilan positif pour l'emploi « L'atteinte du déficit zéro, les mesures décidées lors du Sommet et le Sommet lui-même ont contribué fortement à créer un contexte socio-économique stable, efficace et concurrentiel. Si le Sommet à lui seul ne peut expliquer certaines décisions d'investissement, il est par ailleurs très clair que le message qui a alors été envoyé à l'ensemble de l'économie a compté pour beaucoup dans la performance exceptionnelle du Québec au chapitre des investissements », a déclaré M. Bouchard. Notons qu'une centaine de projets précis ou de mesures ayant un effet direct sur l'emploi, annoncés lors du Sommet, ont permis la création de plus de 40 000 emplois dont quelque 10 000 en relation avec l'économie sociale. « Le soutien du gouvernement et des partenaires à l'économie sociale est amplement justifié puisque, au-delà des statistiques, ce sont des hommes et des femmes qui peuvent ainsi recommencer à participer activement à la vie sociale et économique de leur milieu tout en contribuant à améliorer leur qualité de vie et celle de la population », a ajouté le premier ministre. En conséquence, le gouvernement a déjà indiqué son intention non seulement de maintenir mais également d'accentuer son appui au Chantier sur l'économie sociale. Depuis le Sommet, 218 900 emplois ont été créés au Québec, de telle sorte que l'écart entre les taux de croissance de l'emploi au Québec et au Canada est moindre que celui observé historiquement. En effet, depuis novembre 1996, à taux annualisés, la croissance de l'emploi au Québec (2,4 %) est inférieure de seulement 0,2 % à celle du Canada (2,6 %). Entre 1976 et 1996, cette différence était de l'ordre de 0,5 %. De plus, depuis novembre 1996, le taux de chômage a diminué plus fortement au Québec qu'au Canada. Au Québec, cette baisse a été de 3,6 % pour atteindre 9 % en octobre dernier, alors que pour l'ensemble du Canada cette diminution était de 2,5 %. Le taux d'emploi, un autre indicateur majeur de la performance d'une économie, a quant à lui augmenté davantage au Québec qu'au Canada au cours de la même période, soit une hausse de 2,4 % comparativement à 2,1 %. Par ailleurs, en 1998, les investissements privés ont augmenté au Québec alors qu'ils ont diminué au Canada. En 1999, ces mêmes investissements privés augmenteront encore plus rapidement au Québec qu'au Canada, soit une croissance de 9,4 % par rapport à 6,4 %. Des réformes qui façonnent le Québec d'aujourd'hui Le Sommet sur l'économie et l'emploi a marqué un point tournant pour la société québécoise. Il a été l'occasion pour le gouvernement de mettre en place plusieurs grandes réformes parmi lesquelles il convient de mentionner la politique familiale, la réforme de l'éducation et celle de la sécurité du revenu. « Ces réformes qui, en 1996, n'étaient encore que des projets audacieux sont en train de façonner la société québécoise d'aujourd'hui et de demain. Elles le font plus rapidement et plus efficacement à cause des consensus issus du Sommet », a déclaré M. Bouchard. Vers le Sommet du Québec et de la jeunesse À la lumière de ce bilan positif, les partenaires ont convenu, le 30 avril dernier, de confier le suivi de certains dossiers encore actifs à différents mandataires bien identifiés et de se tourner vers le prochain défi du Sommet du Québec et de la jeunesse qui aura lieu en février 2000. Ce faisant, ils pourront assurer la continuité de leur réflexion sur un certain nombre de questions, notamment celle de la formation professionnelle des jeunes où des progrès importants restent à accomplir. « Il faut maintenant mettre au profit de la jeunesse cette force de concertation qui a si souvent fait ses preuves au Québec », a indiqué M. Bouchard. Le premier ministre a souhaité que tous les acteurs de la société, et tout particulièrement les jeunes, s'associent pour relever les défis majeurs que sont les modifications profondes au marché du travail, les nouvelles exigences en matière de formation, de même que l'évolution démographique qui se manifeste à la fois par le vieillissement de la population, la diminution du nombre de jeunes et leur exode des régions. « De la même manière que le Sommet sur l'économie et l'emploi nous a permis d'effectuer tous ensemble des pas importants vers un Québec plus prospère et plus solidaire, le Sommet du Québec et de la jeunesse permettra non seulement d'améliorer la réalité actuelle des jeunes mais aussi de déterminer les grandes priorités du Québec de demain», a conclu le premier ministre. - 30 -
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